Vœux 2020 et assemblée générale

Avec ce cliché de Marie-Jo Leblanc, Les Amis du Vieux Fontaine vous souhaitent une belle année 2020, tout en harmonie.

Assemblée générale annuelle des Amis du Vieux Fontaine

Vendredi 24 janvier 2020 à 18 h au Centre d’Animation Pierre Jacques, salle 1.

Ordre du jour :

  • Rapport d’activités
  • Rapport financier
  • Montant de la cotisation
  • Appel à candidatures pour le renouvellement du bureau en 2021
  • Projets pour 2020
  • Questions diverses

Le bureau d’octroi à l’angle de la rue de Jouvence et de la rue du Général Fauconnet

L’octroi, qui consistait en taxes sur les marchandises entrant dans une ville pour en payer les frais d’entretien (pavés, éclairage…) se rencontre à Dijon dès le Moyen Âge[1]. Appelé ainsi car, sous l’Ancien Régime, ces taxes ne pouvaient être établies sans que le roi en eût « octroyé » la permission par lettres patentes[2], cet impôt est aboli en 1791, puis rétabli par le Directoire en 1798. À la fin du XIXe siècle, il correspond à la moitié des recettes de la ville de Dijon.
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, Dijon est une ville close et l’enceinte de l’octroi correspond au chemin de ronde des remparts. Avec la Révolution industrielle, la population augmente et la ville s’étend. Aussi les faubourgs sont-ils progressivement assujettis à cette taxe. En 1889, la limite de l’octroi atteint Fontaine. Le poste de la rue Courtépée dit d’Ahuy, datant de 1855, est transféré en 1883 à l’angle de la rue de Jouvence (ancien chemin d’Ahuy) et de la rue Général Fauconnet[3]. Le nouveau bureau est élevé en 1889 sur un terrain de 275 m² acheté par la Ville à un particulier. Il est construit à partir des matériaux de l’ancien bureau de la rue Courtépée. Le plan est dressé par l’ingénieur directeur des travaux communaux, Didier. Le bâtiment en moellons enduits, qui donne au sud sur un petit jardin de 170 m² avec un puits à l’angle, est bâti sur une cave. Il comprend au rez-de-chaussée un bureau, auquel on accède par une porte protégée par une marquise, une alcôve, un vestibule et une chambre servant de cuisine. On gagne l’étage par un escalier intérieur en bois qui dessert deux chambres et un cabinet avec grenier dessus. À l’extérieur, un chaînage harpé aux angles et un encadrement des baies sont les seules ornementations de cet édifice au toit à deux versants couvert en tuiles. Le poste était indiqué par un tableau portant ces mots : « Bureau de l’octroi [4]».
Les critiques contre l’octroi ont toujours été nombreuses, c’est pourquoi la première municipalité socialiste de Dijon, décide de le remplacer par des centimes additionnels sur les contributions foncières et mobilières. Pour cela, elle organise, le 12 mars 1897, le premier référendum communal en France. Le oui l’emporte mais l’initiative n’est pas approuvée par l’autorité supérieure et il faut attendre 1906 pour que la loi autorise cette suppression.
La suppression de l’octroi laisse libres toutes les constructions servant avant 1906 à loger les receveurs. L’administration met donc progressivement en vente les bureaux qui ne présentent aucun intérêt d’utilité publique. La vente aux enchères du bureau de la rue Général-Fauconnet est décidée en 1921[5]. Devenu une maison d’habitation, l’édifice reste parfaitement identifiable dans le paysage urbain et rappelle l’ancienne démarcation entre la ville et la campagne.

Sigrid Pavèse

[1] INGUENAUD (Virginie), « Les bâtiments de l’octroi à Dijon au XIXe et XXe siècles », Le bulletin du renouveau du vieux-Dijon, n° 53, 201, p. 22.
[2] SAY (Léon),  Dictionnaire des finances publiques, 1894-1899.
[3] Archives municipales de Dijon (AMD), 1 M7-43.
[4] Ordonnance du 9 décembre 1814, citée par GOJOSSO (Éric), Entrer en Ville, Presses Universitaire de Rennes, 2006.
[5] AMD 1M7-1, Autorisation d’aliénation après enquête publique le 4 juin 1906 et délibération du 24 mai 1921.

La vendange 2019 de la Vigne de Fontaine

Les vendanges le vendredi 13 septembre 2019 (Cliché Nicolas Leblanc)

Les dernières vendanges de la Vigne de Fontaine avaient été effectuées en 2006 par Gabriel Vaudray qui avait conclu, en 2004, un bail à fruit de 7 ans avec la Ville de Fontaine-lès-Dijon, après la vente de la parcelle par M. Guignon à la commune lors du lotissement des Champs Rémy. Avec l’aide de sa famille, il avait récolté de quoi faire 2 hectolitres de vin de table, qu’il avait vinifié dans sa ferme des Varennes, à Bretigny-lès-Norges.
La vigne avait été plantée en 1936 en plants directs, résistant à la plupart des maladies et parasites. Elle était donc vieille et le vin produit était assez médiocre, c’est pourquoi il a été décidé de l’arracher en 2007. 1 100 pieds ont été replantés en 2008 et 2009, moitié en Chardonnay, moitié en Pinot noir.
En 2014, le contrat de fermage ayant expiré et faute de trouver un nouveau preneur pour une parcelle de 1063 m², la municipalité a été contrainte de faire entretenir la vigne par le personnel municipal : taille, labour, rognage, remplacement des ceps, tensions des fils et contrôle des piquets.
La commune a pris conseil auprès de la SONOFER, une entreprise de Saulon-la-Rue spécialisée dans la fertilisation et qui a l’habitude d’accompagner les viticulteurs. Cette année, la vigne a donc été amendée deux fois avec un fort apport de fond organique car elle était considérablement appauvrie. Aucun traitement n’a été nécessaire en raison de la sécheresse.
Les quantités récoltées par les deux agents municipaux et un tâcheron ont été faibles en raison de la météo, des bêtes et du grappillage. Les quelques caisses de raisin obtenues ont été conduites à la cuverie de Dijon Métropole pour être vinifiées par Marc Soyard, le vigneron du domaine de la Cras à Plombières-lès-Dijon avec des levures naturelles, une addition minimum de soufre et sans vinification séparée. Le vin élevé en fûts aura l’appellation Bourgogne AOC, « Coteaux de Dijon ».

Sigrid Pavèse

Contribution

Le musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin a ouvert en août 2019 pour le 75e anniversaire de la Libération de Paris. La première exposition historique qu’il organise s’intitulera « 1940 : les Parisiens dans l’exode » et sera inaugurée en février 2020. Les Amis du Vieux Fontaine ayant publié en 1995 Réfugiés, repliés, dispersés à Fontaine-lès-Dijon de 1939 à 1941, ont été contactés à propos des documents figurant dans cet ouvrage. Grâce à leur entremise, la directrice du musée a pu solliciter auprès de la ville de Fontaine le prêt de quatre documents conservés dans les archives municipales qui seront présentés au public pour montrer l’accueil des réfugiés en province.

Retour en images

Septembre : Visite de l’église Saint-Bernard avec les résidents des Nymphéas.
Novembre :   «  À la découverte de la mare de Fontaine » (Jeux)
Décembre :  « À la découverte du plan de Fontaine » (Lecture)
avec les résidents des Nymphéas.