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Balades fontainoises

Festival de la colline   5-6 septembre 2026

Atelier coloriage de Nicole Lamaille : La légende des chiens de saint Bernard de Fontaine et le songe d’Aleth

Journées européennes du patrimoine   18-19 septembre 2026

Les missionnaires de saint Bernard vers 1913

Archives diocésaines de Dijon, Fonds Delaborde, 8D 147.4.2

Cette photographie de cinq missionnaires diocésains de Saint-Bernard a été prise sur la terrasse dominant le portique de la Maison natale, devant le dôme couvert d’ardoise. Elle a été réalisée avant 1913. À cette époque, la terrasse était simplement dallée en pierre ; elle est aujourd’hui recouverte d’un revêtement en zinc pour une meilleure étanchéité.

Les cinq missionnaires, gardiens de la maison natale de saint Bernard, portent la tenue du clergé diocésain : une soutane agrémentée d’un rabat. Cette pièce d’étoffe amovible masquant l’échancrure du col est un accessoire caractéristique du costume ecclésiastique français de cette période.

À gauche, assis dans un fauteuil, portant sur sa soutane un camail, sorte de courte pèlerine, se trouve l’abbé Jules Richard (1846-1919), curé de Fontaine de 1887 à 1891. Durant son ministère dans la commune, il fit construire une école presbytérale qui deviendra plus tard la Maison de Béthanie. À ses côtés se tient l’abbé Louis Cyrot (1874-1942). Il est assis comme deux autres missionnaires sur le rebord en pierre situé à la base de la couverture du dôme.

Au centre, debout,  figure l’abbé Gustave Chevallier (1849-1917). La barrette qu’il porte, bonnet carré rigide à trois « cornes » surmonté d’une houppe de soie, marque sa qualité de supérieur des missionnaires de Saint-Bernard, fonction qu’il exerça de 1909 à 1913.Gustave Chevallier est notamment l’auteur d’une Histoire de saint Bernard, publiée en 1888, qui connut un grand succès avant d’être supplantée par celle d’Elphège Vacandard. À sa gauche, se trouve l’abbé Édouard Krau (1876-1954).

Enfin, à l’extrémité droite du groupe, apparaît l’abbé Joseph Romain (1878-1963), qui fut curé de Fontaine de 1935 à 1963.

Sigrid Pavèse avec la collaboration d’Élisabeth Réveillon

Saint Martin patron des vignerons de Fontaine-lès-Dijon

Si le culte de saint Vincent est le plus répandu parmi les vignerons, ceux de Fontaine vénéraient saint Martin. L’église située au sommet de la butte lui fut dédiée au milieu du XVIIIe siècle et le resta jusqu’en 1830 et jusqu’au XIXe siècle, il fut le premier patron de la paroisse, avant d’être supplanté par saint Bernard.

Sous l’Ancien Régime, plusieurs traditions locales, notamment l’échéance des baux, étaient liées à la Saint-Martin, célébrée le 11 novembre, date de son inhumation à Tours en 397.

Avant la Révolution, une confrérie de Saint-Martin existait déjà : un inventaire de 1788 mentionne le registre en parchemin de ses membres et en 1839, l’église paroissiale abritait un buste du saint et sa relique.

La charité de saint Martin est illustrée par le célèbre partage de son manteau : soldat au service de Rome, il rencontra à Amiens un homme transi de froid et lui offrit la doublure de sa cape, seule partie qui lui appartenait. La Saint-Martin est ainsi la fête du partage, mais aussi de l’abondance. Selon une autre légende, l’âne du saint brouta les rameaux d’une vigne pendant que son maître se reposait. Les pieds ainsi broutés ayant produit de plus belles grappes, les vignerons auraient eu l’idée de tailler régulièrement leurs vignes.

En 1842, la Société de secours mutuels, dite « des vignerons de Fontaine » et réorganisée en 1855, fut placée sous la protection de saint Martin. Destinée à aider les vignerons malades ou infirmes, elle imposait à ses membres d’assister en bonne tenue à la grand-messe et aux vêpres, ainsi que d’accompagner le bâton du saint.

Après la Première Guerre mondiale, la commémoration de l’armistice s’ajouta aux traditions de la Saint-Martin. Le bâton et la bannière étaient portés en procession jusqu’à l’église Saint-Bernard depuis la maison de leur gardien. Après la grand-messe, le De profundis en mémoire des enfants de Fontaine morts pour la France, puis le passage au monument aux morts et au cimetière, le bâton était confié au nouveau bâtonnier, homme ou femme, qui le conservait jusqu’à l’année suivante dans une châsse en bois.

L’usage du bâton et de la bannière disparut progressivement, sans doute avec la diminution du nombre de vignerons et le remplacement de la Société de secours mutuel par la Sécurité sociale. Les festivités paroissiales du soir souffraient aussi de la concurrence de la foire gastronomique et des réunions familiales. Le 11 novembre fut dès lors réservé aux cérémonies civiles. Du bâton et de la bannière, dont l’apparence demeure inconnue, nul ne sait ce qu’ils sont devenus. Témoins d’une longue tradition d’entraide et de solidarité, ils ont disparu dans l’indifférence, privant les générations présentes et futures de traces tangibles de cette histoire collective locale.

Sigrid Pavèse

Fontaine-lès-Dijon dans le Bien public de 1973

En 1973, Fontaine apparaît presque chaque jour dans les colonnes du journal, car un bloc-notes quasi quotidien rassemble les horaires d’ouverture des services publics et religieux, ainsi que les convocations sportives et associatives, auxquels s’ajoutent l’état civil du mois, les publications de mariage et le carnet blanc.

La vie locale est rythmée par les habituels collectes de sang, kermesse, bals costumés des enfants des écoles, professions de foi, ball-trap, prévention routière, secourisme, exposition de travaux d’élèves, sorties des aînés et des sapeurs-pompiers, accueil et mutations des enseignants, concours de pêche, célébrations du 14 Juillet. Les habitants rendent également hommage aux résistants fusillés, dont la stèle a dû être déplacée et le 11 novembre la participation aux cérémonies est qualifiée de réconfortante. En revanche le pèlerinage à saint Bernard est signalé comme ayant été peu fréquenté.

La solidarité des habitants se manifeste en faveur du village burkinabé de Diabo, durement touché par la famine et la sécheresse. L’appel aux dons est entendu, de même que celui lancé par le comité de Fontaine-lès-Dijon du Secours populaire, tout juste créé, en faveur de l’institut médico-pédagogique, installé depuis 1961 au 109, rue du Faubourg-Saint-Martin .

À l’hôtel de ville, le comité des fêtes patronne la première exposition consacrée aux artistes et artisans locaux, organisée par le peintre Marcel Bullier. Il accompagne aussi le déménagement de la bibliothèque au 10, rue de la Confrérie, où Jeanne Lelièvre en assure bénévolement la gestion deux après-midis par semaine tandis que le premier étage est réservé au club photo.

La municipalité consulte les habitants pour mieux cerner leurs besoins. En matière de transports, ces derniers demandent une meilleure desserte du lycée Montchapet, du lotissement des Plantes et de la future zone d’activités, ainsi que des passages plus fréquents et des horaires adaptés. Une autre enquête évalue les besoins des mères qui travaillent en matière de garde d’enfants, de restauration scolaire et de centre aéré.

La municipalité compte aussi sur les bonnes volontés. Chaque soir, à 18 h 30, les habitants sont invités à venir ramasser les pierres du nouveau terrain de football des Cortots, afin de préparer au mieux son engazonnement.

Les acquisitions foncières se poursuivent, notamment aux Basses Combottes, où quatre hectares sont réservés à une piscine et à un gymnase. Un remembrement prépare la future rue du Général-de-Gaulle, tandis que débutent la deuxième phase de la zone d’activités, la construction du bureau de poste et de la station de pompage. Le financement du collecteur d’égout Daix-Talant-Fontaine est approuvé et la neuvième tranche des travaux d’assainissement démarre.

Lors de l’inauguration d’une exposition sur l’urbanisme à Fontaine, après un échange de vues, le maire Pierre Jacques rejoint son adversaire politique Roland Fritsch sur la nécessité de préserver le site naturel de la butte. La municipalité fixe donc une altitude au-delà de laquelle aucune construction ne sera autorisée et interdit l’abattage des arbres sur la partie boisée du sommet.

Dans le même temps, elle réaffirme son opposition à toute forme de fusion ou de regroupement de communes, qu’il s’agisse d’une communauté urbaine ou d’un district. À ses yeux, le Syndicat intercommunal des services de l’agglomération dijonnaise suffit, quitte à en adapter le fonctionnement.

Lors des élections législatives, le gaulliste Henry Berger, arrivé en tête à Fontaine lors des élections législatives, est élu. Aux élections cantonales, le républicain indépendant Henri Revol, lui aussi majoritaire dans la commune, est réélu.

L’année 1973 témoigne donc d’une commune en pleine évolution, attentive aux besoins de ses habitants et engagée dans de nombreux projets d’aménagement.

Sigrid Pavèse

Les visites de l’été 2026 guidées par Sigrid Pavèse

© Annick Getet

 

BALADES FONTAINOISES
Mercredi 15 juillet

Le presbytère

9 h 30
RDV 22 rue Saint-Bernard

 

© Maison natale

 

BALADES FONTAINOISES
Mercredi 22 juillet

La maison du vigneron des Feuillants

9 h 30
RDV Place des Feuillants

 

© Jacky Boilletot

 

BALADES FONTAINOISES
Mardi 28 juillet

Fontaine médiéval

9 h 30
RDV place de Siry

 

© Jacky Boilletot

 

BALADES FONTAINOISES
Jeudi 13 août

Le site Saint-Bernard

9 h 30
RDV devant le panneau signalétique

 

© Annick Getet

43E JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
Samedi 19 septembre

Le verger de Fontaine

14 h 30
RDV Chemin des Vaux

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8 avril 2026 : Sortie des Amis du Vieux Fontaine

La rue Condorcet à Dijon. Visite guidée par Clément Lassus-Minvielle

1er mai 2026 : Découverte par des enfants de Nuits-Saint-Georges du château de saint Bernard