Les visites de l’été 2026 guidées par Sigrid Pavèse


BALADES FONTAINOISES
Mercredi 15 juillet

Le presbytère

9 h 30
RDV 22 rue Saint-Bernard

 

BALADES FONTAINOISES
Mercredi 22 juillet

La maison du vigneron des Feuillants

9 h 30
RDV Place des Feuillants

 

 

BALADES FONTAINOISES
Mardi 28 juillet

Fontaine médiéval

9 h 30
RDV place de Siry

 

BALADES FONTAINOISES
Jeudi 13 août

Le site Saint-Bernard

9 h 30
RDV devant le panneau signalétique

 

43E JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
Samedi 19 septembre

Le verger de Fontaine

14 h 30
RDV Chemin des Vaux

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8 avril 2026 : Sortie des Amis du Vieux Fontaine

La rue Condorcet à Dijon. Visite guidée par Clément Lassus-Minvielle

1er mai 2026 : Découverte par des enfants de Nuits-Saint-Georges du château de saint Bernard

La réhabilitation d’un bénitier du XVIIIe siècle dans l’église Saint-Bernard de Fontaine-Lès-Dijon

C’était une vasque exposée à la vue de tout le monde dans l’église Saint-Bernard. Depuis au moins un demi-siècle, elle reposait à même le sol dans un coin de la chapelle Saint-Bernard. Son origine était inconnue. Chacun voyait bien qu’elle n’était pas à sa place, mais faute de savoir ce que c’était et puisqu’elle ne gênait pas, elle était restée là.

En 2023, un prêtre, don Axel de Toulmont, alors en fonction dans la paroisse, informa les Amis du Vieux Fontaine qu’il s’agissait d’une cuve de bénitier qui méritait peut-être d’être réhabilitée.

L’église Saint-Bernard étant inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, l’association sollicita l’avis d’un conservateur du patrimoine. Celui-ci identifia immédiatement une cuve de bénitier du XVIIIe siècle ornée d’un décor à godrons, un motif constitué d’une succession d’ovales en relief évoquant des coquilles ou des pétales. L’objet avait en outre conservé sa doublure métallique d’origine, ce qui était assez rare, et présentait une jolie mouluration. Toutes ces qualités justifiaient sa mise en valeur.

Comme l’église Saint-Bernard, construite avant 1905, appartient à la commune, le maire, Patrick Chapuis,  fut averti. Il contacta la Commission d’art sacré de la Côte-d’Or (CDAS) qui proposa le dessin d’un piédestal. Le projet fut validé par la commune et par le curé de la paroisse.

Les travaux furent financés par la Ville de Fontaine maître d’ouvrage de la réhabilitation. La réalisation fut confiée à la société Tandem dirigée par Florence Harvengt à Semur-en-Auxois, spécialisée dans la conservation et la restauration d’œuvres. La taille de la pierre du piédestal fut exécutée par Simon Ledugne, de l’atelier du Menhir à Torcy-et-Pouligny, route de Semur-en-Auxois. Le choix s’est porté sur une pierre calcaire proche de celle du bénitier. Avec ses lignes rouges correspondant à des bandes d’impuretés naturelles souvent ferreuses piégées dans la roche au moment de sa formation, cette pierre a été difficile à trouver car elle provenait de carrières aujourd’hui disparues.

Le fait que le bénitier ne présente pas de godrons sur une face indique qu’il était à l’origine adossé à un mur. En janvier 2026, sur les conseils de la CDAS, il a été installé sous le porche de l’église, à la place de l’ancien bénitier, lequel a été mis dans la chapelle Saint-Bernard. En retrouvant sa fonction première, ce bénitier avec sa cuve tricentenaire et son nouveau piédestal met en valeur l’entrée principale par la qualité plastique de ses formes et l’élégance de ses volumes.

 

Sigrid Pavèse

 

 

Le rognage de la vigne avant le phylloxéra

La vigne est une plante à la croissance vigoureuse qu’il est nécessaire de maîtriser par ce que l’on appelle la « taille en vert », par opposition à la « taille sèche », pratiquée en hiver sur des sarments sans feuille.

Le rognage consiste à supprimer l’extrémité des pousses lorsqu’elles ont atteint une certaine longueur, car elles consomment une grande quantité de sève au détriment du développement des raisins.

À Fontaine, le rognage s’effectuait pendant la floraison[1]. Lorsque les pampres s’étaient étendus, le vigneron ou la vigneronne parcourait les vignes, une serpette à la main, et sectionnait les pousses trop longues à hauteur d’échalas. La végétation tombée à terre était ramassée et entassée dans des hottes ou des paniers.

Après le mouvement de sève d’août, surtout dans les années chaudes et pluvieuses, il fallait recommencer à étêter les ceps, afin d’arrêter la sève surabondante et de favoriser la maturation du raisin. Les années où les pampres se développaient outre mesure produisaient un vin de moindre qualité.

Au XIXe siècle, les cisailles à double lames, remplacèrent progressivement les serpes à rogner traditionnelles, dont les manches pouvaient être courts ou longs.

Sigrid Pavèse

[1] GENRET-PERROTTE, Rapport sur la culture de la vigne et la vinification dans la Côte-d’Or présenté le 2 octobre 1853 au Comité central d’agriculture de Dijon, Dijon, 1854. Fontaine-lès-Dijon, question 32.

Fontaine-lès-Dijon dans Le Bien public de 1972

Les élections municipales de 1971, qui portent Pierre Jacques à la tête de la mairie, marquent un tournant pour la commune. Soucieuse d’identifier les besoins de la population, la municipalité mène une enquête nominative auprès des parents d’élèves. Un questionnaire leur demande de classer les services sociaux à créer et d’indiquer leur intention d’y recourir. Les résultats, publiés dans la presse, révèlent une demande pour une halte-garderie, un dispensaire, des permanences d’assistantes sociales ainsi qu’un centre de protection maternelle et infantile. Les réponses mettent également en évidence le besoin d’un restaurant scolaire, de travailleuses sociales et d’une aide aux personnes âgées. Le développement des activités sportives, mais aussi artistiques et éducatives, est particulièrement souhaité, tout comme la création de salles polyvalentes et la mise en place d’un « club du jeudi ».

Le Groupe d’études et d’animation (GEA), association créée en 1971, lance alors une consultation complémentaire afin d’identifier les activités que les habitants pratiqueraient si les équipements existaient. Les réponses, variables selon les âges, placent en tête la création d’une bibliothèque, d’un ciné-club ainsi que la pratique de la gymnastique, du judo, du tennis et de la natation. L’association constate que les animateurs bénévoles ne manquent pas, mais que l’absence de locaux constitue un frein : seules deux salles vétustes sont disponibles pour une population de 4 500 habitants.

Pour la municipalité, la réalisation d’équipements adaptés ne peut être envisagée qu’à long terme. Des solutions transitoires sont étudiées, notamment l’utilisation de l’ancienne mairie, mais les locaux sont finalement loués au service des eaux (SDEI). Quant à l’ancienne école de filles, elle accueille déjà le Grenier de Bourgogne pour des animations destinées aux enfants.

Afin de répondre aux besoins exprimés, le tissu associatif se renforce. En juin, un club sportif est créé à l’initiative du directeur de l’école des Carrois. Il comprend quatre sections : football aux Porte-Feuilles, hand-ball sur le nouveau plateau d’éducation physique des Saverney, judo à l’ancienne école des filles et pétanque sur un terrain aux Carrois. Les activités débutent à la Toussaint. Par ailleurs, les séances de la Gymnastique volontaire se tiennent dans la salle de récréation de l’école maternelle des Carrois. Un club-photo voit également le jour. L’année 1972 marque aussi le lancement des premières collectes de sang à Fontaine, organisées par l’Amicale des donneurs de sang de Saint-Apollinaire, fondée l’année précédente. Parallèlement, le comité des fêtes organise des bals costumés pour les enfants, un concours de pêche à la mare pour les moins de 15 ans, un ball-trap ainsi que plusieurs actions en faveur des personnes âgées : sortie, banquet et colis de Noël. Les festivités du 14 juillet sont mises à profit pour inaugurer le nouvel hôtel de ville et la rue du Général de Gaulle.

Pour la municipalité, les priorités sont cependant ailleurs que dans les secteurs social, culturel ou sportif. Elle poursuit la construction du réseau d’assainissement avec la huitième tranche de travaux, acquiert les terrains destinés à la réalisation de la zone d’activités de la Fin, du collège des Porte-Feuilles, du parc des sports des Cortots, et du parc des Basses Combottes. Dans le domaine scolaire, elle ouvre l’école maternelle des Saverney. L’approbation du projet de future clinique privée, la demande de classement parmi les sites pittoresques et historiques du département du village avec la mare et la Maison natale, ainsi que l’engagement de l’élaboration d’un plan d’occupation des sols marquent cette période.

La vie locale demeure rythmée par le carnet blanc, le bal masqué des pompiers, leurs sorties saisonnières, les jeudis devenus les mercredis de neige, la kermesse, la fête patronale qui ne connaît plus son succès d’antan, le pèlerinage en déclin et les cérémonies commémoratives. S’y ajoutent diverses informations pratiques comme la détaxe des carburants pour les engins agricoles, la déclaration de récoltes de vin, les objets trouvés, l’état civil.

Sigrid Pavèse