Fontaine-lès-Dijon dans le Bien public de 1973

En 1973, Fontaine apparaît presque chaque jour dans les colonnes du journal, car un bloc-notes quasi quotidien rassemble les horaires d’ouverture des services publics et religieux, ainsi que les convocations sportives et associatives, auxquels s’ajoutent l’état civil du mois, les publications de mariage et le carnet blanc.

La vie locale est rythmée par les habituels collectes de sang, kermesse, bals costumés des enfants des écoles, professions de foi, ball-trap, prévention routière, secourisme, exposition de travaux d’élèves, sorties des aînés et des sapeurs-pompiers, accueil et mutations des enseignants, concours de pêche, célébrations du 14 Juillet. Les habitants rendent également hommage aux résistants fusillés, dont la stèle a dû être déplacée et le 11 novembre la participation aux cérémonies est qualifiée de réconfortante. En revanche le pèlerinage à saint Bernard est signalé comme ayant été peu fréquenté.

La solidarité des habitants se manifeste en faveur du village burkinabé de Diabo, durement touché par la famine et la sécheresse. L’appel aux dons est entendu, de même que celui lancé par le comité de Fontaine-lès-Dijon du Secours populaire, tout juste créé, en faveur de l’institut médico-pédagogique, installé depuis 1961 au 109, rue du Faubourg-Saint-Martin .

À l’hôtel de ville, le comité des fêtes patronne la première exposition consacrée aux artistes et artisans locaux, organisée par le peintre Marcel Bullier. Il accompagne aussi le déménagement de la bibliothèque au 10, rue de la Confrérie, où Jeanne Lelièvre en assure bénévolement la gestion deux après-midis par semaine tandis que le premier étage est réservé au club photo.

La municipalité consulte les habitants pour mieux cerner leurs besoins. En matière de transports, ces derniers demandent une meilleure desserte du lycée Montchapet, du lotissement des Plantes et de la future zone d’activités, ainsi que des passages plus fréquents et des horaires adaptés. Une autre enquête évalue les besoins des mères qui travaillent en matière de garde d’enfants, de restauration scolaire et de centre aéré.

La municipalité compte aussi sur les bonnes volontés. Chaque soir, à 18 h 30, les habitants sont invités à venir ramasser les pierres du nouveau terrain de football des Cortots, afin de préparer au mieux son engazonnement.

Les acquisitions foncières se poursuivent, notamment aux Basses Combottes, où quatre hectares sont réservés à une piscine et à un gymnase. Un remembrement prépare la future rue du Général-de-Gaulle, tandis que débutent la deuxième phase de la zone d’activités, la construction du bureau de poste et de la station de pompage. Le financement du collecteur d’égout Daix-Talant-Fontaine est approuvé et la neuvième tranche des travaux d’assainissement démarre.

Lors de l’inauguration d’une exposition sur l’urbanisme à Fontaine, après un échange de vues, le maire Pierre Jacques rejoint son adversaire politique Roland Fritsch sur la nécessité de préserver le site naturel de la butte. La municipalité fixe donc une altitude au-delà de laquelle aucune construction ne sera autorisée et interdit l’abattage des arbres sur la partie boisée du sommet.

Dans le même temps, elle réaffirme son opposition à toute forme de fusion ou de regroupement de communes, qu’il s’agisse d’une communauté urbaine ou d’un district. À ses yeux, le Syndicat intercommunal des services de l’agglomération dijonnaise suffit, quitte à en adapter le fonctionnement.

Lors des élections législatives, le gaulliste Henry Berger, arrivé en tête à Fontaine lors des élections législatives, est élu. Aux élections cantonales, le républicain indépendant Henri Revol, lui aussi majoritaire dans la commune, est réélu.

L’année 1973 témoigne donc d’une commune en pleine évolution, attentive aux besoins de ses habitants et engagée dans de nombreux projets d’aménagement.

Sigrid Pavèse

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